Illustration Archiwebture

Fiche descriptive

Fonds Astorg, Marcel (1901-1982). 448 Ifa

Fiche descriptive d'une unité documentaire
EtiquetteContenu de champ

Présentation

Notice biographique

Marcel Astorg est né à Paris le 30 janvier 1901 et mort à Neuilly-sur-Seine en 1982. Architecte, peintre et sculpteur, il a beaucoup travaillé pour des organismes mutualistes (et en particulier la Mutuelle générale de l’Éducation nationale, MGEN) et pour l’Office public de HLM de la ville de Paris (OPHLMVP).

Après des études de sculpture dans divers ateliers, entre autres chez Antoine Bourdelle, Marcel Astorg étudie l’architecture à l’école des Arts décoratifs. À partir de 1928, il est chef d’agence au cabinet Charlet-Perrin-Sachs (1, bd Diderot, Paris 12e). Exerçant à son compte à partir de 1938, il s’inscrit à l’ordre des architectes après la Libération. Dès la période de la guerre, il construit deux immeubles dans Paris (70, av. Mozart, 16e arr., et 31, bd Beaumarchais, 4e arr.), et commence à travailler avec l’architecte Paul Baubault, notamment pour des commandes dans les communes de la périphérie parisienne (concours pour un groupe scolaire à Bagneux, 1941). Il s’associera plus tard avec d’autres architectes, notamment Paul Alain Djian qui poursuivra le travail de l’agence après la retraite d’Astorg.

Après la guerre, il se rapproche de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), fondée en 1946 sous l’impulsion de Marcel Rivière (1901-1960), et dont les objectifs correspondent aux orientations politiques de Marcel Astorg, qui, au moins avant la guerre, était proche du communisme (il effectue avec son épouse Raymonde un voyage en URSS en 1933). Il modifie ou édifie de nombreux centres de la MGEN, dans une écriture variée, d'un modernisme parfois retenu, mais toujours attentive aux qualités de vie offertes aux patients : adjonctions au sanatorium Alfred-Leune, Sainte-Feyre (Creuse), 1947-1953 ; centre de convalescence Les Trois-Épis (Haut-Rhin), vers 1950 ; aérium Blanche-Neige, Essert-Romand (Haute-Savoie), 1950 ; sanatorium de Saint-Jean-d’Aulph (Haute-Savoie), vers 1950 ; dispensaire 5, rue du Commandant-Lamy, Paris 11e, 1951 ; centres de postcure Hôtel royal et Talma à Maisons-Laffitte (Yvelines), 1951 ; rénovation de l’hôtel Chateaubriand, Hyères (Var), 1953 ; institut Marcel-Rivière, La Verrière, Le Mesnil-Saint-Denis (Yvelines), 1956-1962, dont le château d’eau ; clinique de Pessac (Gironde), 1962 ; ensemble gériatrique La Chimotaie, Cugand (Vendée), 1962-1970 ; maison de repos et de diététique La Ménaudière, Chissy-en-Touraine (Loir-et-Cher), 1963-1967 ; secteur IV de l’opération Maine-Montparnasse (siège, bureaux et dispensaire de la MGEN), ouvert en 1969 ; maison de repos et de convalescence L’Arbizon, Bagnères-de-Bigorre, fin des années 60 ; centres de soins et de diagnostic 44, rue Feuillat, Lyon 3e, et 4, place du Pont-aux-Chats, Strasbourg, vers 1970.

Pour l’OPHLMVP, il réalise les immeubles HLM Flandre-Tanger (1200 logements av. de Flandre, Paris 19e) vers 1960, HLM place des Fêtes (300 logements, Paris 19e) vers 1964.

Pour les Chantiers du Cardinal, il édifie à Paris l’église Notre-Dame-des-Foyers, 18, rue de Tanger (19e arr.) vers 1960, avec Robert Salles, Marc Leboucher, Paul Djian et l’ingénieur Stéphane Du Château qui élabore une couverture tridimensionnelle. Il construit une maison de campagne pour sa famille à Herblay (Val-d’Oise) en 1954, caractérisée par un ample porte-à-faux. Parmi ses autres projets, il a conservé des documents de la rénovation de l’appartement de Robert Flament-Hennebique (à Paris, vers 1947), de l’immeuble 88, rue de Courcelles (Paris 17e), des centres de rééducation fonctionnelle Les Planelles, Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), et de Muret (Haute-Garonne), tous deux pour l’Union mutualiste universitaire et vers 1962.

Contenu du fonds

Le fonds, très restreint, comprend quelques plans, des photographies, des documents imprimés, et une dizaine de carnets, contenant notamment des dessins d'art. L'un des carnets contient des notes et des croquis pris lors du voyage en URSS en 1933.

Période couverte1933-1975
Importance matérielle0,5 ml de documents manuscrits et imprimés, photos, carnets.
Modalités d'entrée

Le fonds a été donné au Service interministériel des Archives de France et déposé à la Cité de l’architecture et du patrimoine (Centre d'archives d'architecture du XXe siècle) par la fille de l'architecte en octobre 2016.

Lieu(x) de conservationCentre d'archives de l'IFA
Conditions de reproduction

Pas de conditions particulières.

Mentions obligatoires en cas de reproduction

En cas de publication d'un document, les mentions obligatoires sont «DAF/Cité de l'Architecture et du Patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle», éventuellement suivies de la mention de crédits figurant dans la légende du document (nom de photographe ou d'agence photographique). Le règlement de droits aux ayants droit du fonds et l'obtention de leur accord sont obligatoires pour toute publication (contacter le centre d'archives).

Traitement archivistique

État du traitement

Repérage complet

Forme de l'instrument de rechercheRépertoire en traitement de texte
Accessibilité

Oui

Conditions d'accès

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation de ce fonds.

Historique du traitement

David Peyceré : repérage sommaire à la réception, octobre 2016.

Auteurs principaux David Peyceré sous la direction de David Peyceré
Chargé du suivi

David Peyceré

Date de mise à jour2016-11-03
Organisation - Classement

Le fonds est constitué de deux boîtes d'archives, cotées 448 IFA 1 et 2.

Éliminations

Aucune élimination n'a été pratiquée.

Autres sources

Autres sources d'archives

Centre d'archives d'architecture du XXe siècle. Fonds de la direction de l'Architecture et de l'urbanisme (DAU): CV et dossier d'œuvres, 133 IFA 11/7.

Publications à partir du fonds

Astorg-Bollack (Françoise). "Marcel Astorg – architecte et peintre, 1901-1982. Œuvres 1940-1970", chez l'auteur, [2016].

Haut de page Revenir en haut de la page

Documents liés au fonds