Illustration Archiwebture

Fiche descriptive

Fonds Bigot, Paul (1870-1942). 268 AA

Fiche descriptive d'une unité documentaire
EtiquetteContenu de champ

Présentation

Notice biographique

Paul-Marie-Arsène Bigot naît à Orbec (Calvados), et meurt à Paris le 8 juin 1942. Elève d'André puis de Laloux à l'Ecole des Beaux-arts, il est Premier second prix de Rome d'architecture en 1896 et Premier Grand Prix de Rome et diplômé en 1900, avec un projet d'établissement thermal et casino.

Lors de son séjour à la villa Médicis, il débute une étude qui constituera un élément central dans sa carrière: la reconstitution de la "Rome antique" (Rome au IVe siècle ap. J.-C.), matérialisée, dès 1908, sous forme d'un plan-relief dont il réalisera plusieurs versions successives jusqu'en 1942.

En 1913, il reçoit une la Médaille d'honneur du Salon des Artistes français.

Engagé à partir de 1919, en tant qu’urbaniste, dans la Reconstruction, il élabore le plan d’extension et d’embellissement de Saint-Quentin et y reconstruit le quartier de la gare. Il érige également le monument aux morts, en bordure immédiate de l’étang d’Isle avec les sculpteurs H. Bouchard et P. Landowki.

En 1919, il participe au concours pour la chapelle de la Reconnaissance à Dormans et à celui pour l’ossuaire de Douaumont.

Il remporte en 1921 le concours pour l’Institut d’art et d’archéologie organisé par l’université de Paris. Face aux jardins de l'Observatoire, P. Bigot construit cet édifice - entre 1925 et 1932 - en dissociant, à l'instar des Romains, la structure (piliers et planchers en ciment armé) et le parement (en briques). Le bâtiment intègre, au 4e étage, une grande salle sous verrière destinée à présenter le plan-relief de Rome.

Ayant très tôt travaillé à un projet de monument à la Victoire de la Marne (Salon des artistes français, 1914), Bigot reçoit, pour celui-ci, le prix Duc de l’Institut en 1922 et en réalisera une version très stylisée à Mondement en 1930.

A partir de 1923, il enseigne à l’Ecole des beaux-arts de Paris où il est nommé chef d’atelier en 1925. Il le sera jusqu'en 1940.

En 1931, il remporte, avec Bouchard et Paul Landowski, le 1er prix au concours d’idées pour l’aménagement de la "Voie triomphale". Son projet aboutit au mont Valérien où, dans le prolongement des idées pacifistes d’Aristide Briand, il élève un autel de la Paix, dont l’architecture s’inspire des mausolées impériaux de Rome.

Il reconstruit le pont de Neuilly à partir de 1932.

La même année, il participe au concours d’idées pour déterminer l’emplacement de la future Exposition de 1937.

Il est également classé second au concours des musées d’Art moderne en 1934.

En 1936, toujours avec H. Bouchard et Landowski, il élève le monument à la mémoire d'A. Briand, face au ministère des Affaires étrangères à Paris.

Il érige en 1937, place de la Concorde, l’une des portes de l’Exposition, version moderne d’un modèle romain.

Il se consacre à partir de 1940 à la publication de "Rome antique au IVe siècle après J.-C." et aux thèmes qui l’ont obsédé toute sa vie: la fin de l’épopée napoléonienne à Sainte-Hélène et le Retour des cendres, qu’il représente dans des décors apocalyptiques.

Architecte de l’évocation et de la mémoire, dont les œuvres sont l’aboutissement d’études longues et poussées, Bigot cherchait à exprimer des valeurs contemporaines, mais, à l’opposé des tenants du Mouvement moderne, il ne les concevait pas en termes de rupture, mais de continuité.

Il a été membre de la Société des architectes diplômés par le gouvernement (1901), membre de la Société centrale des architectes (1920), et plusieurs fois membre du jury du salon de la Société des artistes français (SAF). Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1931.

(notice reproduisant de larges extraits de la présentation de l'inventaire Bigot dans: "Académie d'architecture: catalogue des collections, vol. II: 1890-1970).

Contenu du fonds

Le fonds présente une matière graphique riche qui illustre de façon assez complète la carrière de l'architecte. En revanche, les pièces écrites en sont presque absentes.

Période couverte1887-1941
Importance matérielle1,5 ml (écrits, imprimés, croquis, dessins et photographies); 5,5 tiroirs de meuble à plans; 1 ml de rouleaux; une maquette.
Modalités d'entrée

Dépôt de l'Académie d'architecture en février 2000 (convention de dépôt du 7 mars 2001).

Historique de la conservation

Dons et dépôts successifs à l’Académie d’architecture, effectués par :

- Henry Bernard (don, 1980) et Léon Malcotte-Labrouste (don, 1991), élèves de Paul Bigot,

- la Société historique d’Orbec (dépôt, 1991),

- Raymond Bigot, frère de l’architecte (don, 1992).

Lieu(x) de conservationCentre d'archives de l'IFA
Conditions de reproduction

Pas de conditions particulières.

Mentions obligatoires en cas de reproduction

En cas de publication d'un document, les mentions obligatoires sont «Académie d'architecture/Cité de l'architecture et du patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle», éventuellement suivies de la mention de crédits figurant dans la légende du document (nom de photographe ou d'agence photographique). Le règlement de droits aux ayants droit du fonds et l'obtention de leur accord sont obligatoires pour toute publication (contacter le centre d'archives).

Traitement archivistique

État du traitement

Inventaire complet

Forme de l'instrument de rechercheRépertoire en base de données
Accessibilité

Oui

Conditions d'accès

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation du fonds.

Historique du traitement

Inventaire version IFA et saisie en base de donnée : Vlada Traven, Holy Raveloarisoa, sept. 2001.

Auteurs principaux Vlada Traven, Holy Raveloarisoa sous la direction de Sonia Gaubert
Chargé du suivi

Sonia Gaubert

Date de mise à jour2001-09-30
Organisation - Classement

L’inventaire du fonds est entrepris à l’Académie d’architecture par Claudine de Vaulchier, poursuivi par Pieter Uyttenhove et Ouafia Djebar, et publié dans l’ouvrage "Académie d’architecture: catalogue des collections. Volume II: 1890-1970", 1997, pp. 57-93.

En 2001, le fonds est déposé à l’IFA, où il est reconditionné et coté selon les méthodes en usage au Centre.

On s’est employé à:

- regrouper les documents par projets, et en constituer des « Dossiers » reconditionnés par types et par formats de documents; un soin particulier a été apporté aux croquis et dessins sur calques fragiles qui ont été disposés recto-verso dans des pochettes en polyester cloisonnées par des feuilles de papier; toutes les plaques de verre ont été scannées afin de pouvoir en produire des copies papier pour la consultation et préserver ainsi ces objets fragiles..

- ajouter un système de repérage physique à tous les Dossiers ainsi constitués,

- décrire les documents de façon synthétique en spécifiant leurs cotes d’origine dans le corps de la description des dossiers (abréviation les introduisant: "cote AA");

- pointer les documents par rapport à l’inventaire originel: les abscenses ont été signalées dans le corps de l'inventaire.

Pour mémoire, le système de cotation de l’Académie d’architecture est constitué:

. des initiales du nom de l’architecte (ici: PB),

. d’une abréviation désignant le type de document (DES, pour dessin; PHO, pour photographies; ARC, pour archives écrites ou imprimées),

. d’un numéro - "d’inventaire" - identifiant l’unité documentaire (il existe un numéro par notice mais ce numéro ne se confonds pas avec celui de la notice en question). Suit enfin un numéro - parfois composé de deux séquences (pour distinguer sans doute des sous-ensembles cohérents de documents), identifiant les documents à la pièce.

Si les documents eux-mêmes n’ont pas été recotés à l’IFA (les "cotes AA" peuvent donc, la plupart du temps, toujours servir à désigner des document précis…), deux systèmes de référence ont par contre été ajoutés au Centre:

- cotation physique par "Dossiers" (de type 268 AA…),

- références "Objet" (de type BIG/B/1927… permettant d’identifier, indexer, informer - de manière univoque - les unités documentaires du fonds, que celles-ci soient de types "projets" ou "pièces personnelles").

La liste des "Objets" ne coïncide pas strictement avec le découpage par notices de l’inventaire AA: en effet, il y a souvent eu lieu de regrouper sous un même "Objet », toutes les notices concernant un même projet (ainsi par exemple les notices 184 à 192 ont été regroupées sous un même intitulé "Institut d’art et d’archéologie").

Ce travail, qui a mobilisé deux personnes à plein temps pendant deux mois, a posé un certain nombre de difficultés et mis à jour quelques énigmes:

- problèmes de repérage des documents: malgré le traitement à la pièce réalisé à l’Académie, le fonds était dans un certain désordre (il n’existait notamment pas de cotation physique des articles: seuls les formats mentionnés dans l’inventaire pouvaient donner une indication du lieu de rangement des documents);

- problèmes d’identification des documents: quelques erreurs d’identification flagrantes ont été corrigées. En l’absence d’informations sur les éléments qui avaient permis l’identification des documents à l’Académie d’architecture (aucun commentaire n’accompagne l’inventaire de l’Académie, et toute trace du classement d’origine est définitivement perdue), ce sera aux futurs chercheurs d’élucider d’autres cas qui restent douteux.

- problèmes dans la cotation des documents: des erreurs et bizarreries ont été constatées dans la cotation. Ainsi, un même numéro de document est parfois attribué à plusieurs documents; certaines reproductions photographiques de dessins portent une référence de dessin (cotes comprenant l’abréviation DES au lieu de PHO); certains documents (notamment les plans roulés) portent une cotation ancienne, correspondant à une étape antérieure du classement réalisé à l’Académie, sans qu'il existe de table de concordance entre ces cotes et celles figurant dans l’inventaire imprimé.

- documents non cotés, et/ou (?) non inventoriés: un certain nombre de documents ne portent pas de cote, et il est souvent difficile de savoir s’il s’agit de documents inventoriés ou non. Certains documents ne sont pas mentionnés du tout dans l’inventaire imprimé, mais on a aussi constaté des lacunes dans l’énumération des cotes correspondant à un alinéa descriptif (les documents sont bien décrits mais les cotes correspondantes sont absentes).

- absence de documents: les documents signalés dans l’inventaire de l’AA n’ont pas tous été retrouvés. Etant donné les problèmes décrits ci-dessus, on ne peut constituer une liste exhaustive des documents manquants, mais une liste des lacunes certaines est disponible au Centre d'archives.

Cotation et conditionnement:

268 AA 001-004: boîtes de photos (jusqu'à 26 x 37 cm);

268 AA 006-007: boîtes de photos (jusqu'à 55 x 65 cm);

268 AA 010-011: boîtes de dossiers (écrits, imprimés…);

268 AA 012-016: classeurs de croquis;

268 AA 020-023: boîtes de graph. (jusqu'à 55 x 65 cm);

268 AA 030-034: boîtes de rouleaux;

268 AA 040-045: pochettes de doc. graphiques hors format;

268 AA 046: doc. encadré;

268 AA 050-123: pochettes de doc. à plat (jusqu'à 90 x 125 cm);

268 AA 200: maquette.

Éliminations

Aucune élimination n'a été pratiquée.

Autres sources

Autres sources d'archives

Archives de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris: série 793 FOSS (cote 793 FOSS-32-2/15: monument commémoratif à la gloire des internes en médecine […], 1914-1918).

Publications à partir du fonds

Académie d'architecture: catalogue des collections, vol. II: 1890-1970, pp. 57-94.

"Patrimoines partagés: architectes français au Sud et à l’Est de la Méditerranée: guide de recherches dans les archives de l’Ifa", Colonnes, n°21, fév. 2003.

Texier (Simon) (dir.). "L'Institut d'art et d'archéologie: Paris 1932". Paris: Picard, 2005.

Autres références bibliographiques

Moreau-Vauthier (P.), "L'art monumental de Paul Bigot", L'Art et les Artistes, nov. 1932.

Du Merle (Marie), "Paul Bigot et notre pays", Les Echos, Journal d’Orbec et de la vallée d’Auge, 29 mai 1946.

Lemaresquier (Charles). "Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Bigot". Paris: (s.n.?), 1952.

Denis (M.), "Funérailles de Paul Bigot", Publications de l'Institut de France, n°5, 1942.

Lemaresquier (Ch.), "Notice sur la vie et les travaux de Paul Bigot", Publications de l'Institut de France, n°6bis, 1952, n°6.

"Rome, espace urbain et représentations"/Actes du colloque international de Caen consacré à la Rome antique. Paris: (s.n.?), 1991 (article d'Henry Bernard, "Paul Bigot, mon Patron", pp. 165-256).

Sur internet: http://www.unicaen.fr/rome/visites.html (plan de Rome).

ECRITS DE PAUL BIGOT

"L'identification d'un fragment d'un plan de marbre et la Curie de Pompée", Mélanges d'Archéologie et d'Histoire, 1908.

"Le temple de Jupiter Ultor et la vigne Barberini", Bolletino della Commizione archeologica comunale, 1911.

"Conférence au Salon des Artistes français devant le relief de Rome antique", Tribune d'Histoire et d'Actualité de l'Architecture, 1913.

Haut de page Revenir en haut de la page

Sélection de documents appartenant au fonds En cas de reproduction