Illustration Archiwebture

Fiche descriptive

Fonds Bernard, Henry (1912-1994). 266 AA

Fiche descriptive d'une unité documentaire
EtiquetteContenu de champ

Présentation

Notice biographique

Henry Bernard est né à Albertville en 1912 et mort à Paris le 10 décembre 1994. Admis en juin 1930 à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il y suit l'enseignement de Paul Bigot et sera lauréat du Grand Prix de Rome en 1938. Les premiers temps de sa carrière, il fait "la place" chez son maître P. Bigot dont il recueillera l'héritage spirituel (il organisera le transfert de la monumentale maquette de Rome du "maître" à l'université de Caen et déposera ses archives à l'Académie d'architecture).

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier en mai 1940. Lors de sa longue captivité, il fonde à Stablack (Prusse orientale), un atelier d'architecture, qu'il dirige jusqu'à sa libération en novembre 1943. Beaucoup de projets et de réflexions sont nées de cet atelier : il en va ainsi de son intérêt pour l'urbanisme en général, et l'urbanisme parisien en particulier, qu'il inaugure en 1944 avec son "Essai sur la croisée de Paris" (mise en valeur du Paris historique superposant les aménagements de surface et les circulations en sous-sol). Quelques années plus tard, il publiera une synthèse de toutes ses études dans deux ouvrages, "Paris : hier, aujourd'hui et demain" en 1965 et "Paris majuscule" en 1968.

Au sortir de la guerre, il participe – en tant qu'adjoint de l'urbaniste en chef de Caen, Marc Brillaud de Laujardière – à la reconstruction de cette ville. Il y édifie notamment l'Université (1944-1957), l'église Saint-Julien (1948-1953), l'ensemble Saint-Jean sud, rue du Gaillon (vers 1955), et plusieurs immeubles isolés.

Architecte des bâtiments publics et palais nationaux (BCPN), il reçoit, après la Seconde Guerre mondiale, et jusque dans les années 1960, de nombreuses fonctions officielles et d'importantes commandes publiques.

Il remporte le concours pour la Maison de la radio à Paris, dont il dirigera la construction entre 1952 et 1963. Cet équipement majeur – le plus grand chantier public à Paris depuis la guerre – rassemble, sur un seul site (terrain de 2 ha), l'ensemble des services de cette importante institution jusqu'alors disséminés dans Paris. C'est de loin son œuvre la plus connue, et sa forme ronde très caractéristique devient vite le symbole d'une époque.

Bernard est un fonctionnaliste et place le programme au centre de toutes préoccupations : il justifie ainsi la forme circulaire de la maison de la Radio.

Mais Bernard projette sa réflexion bien au-delà de la simple échelle du bâtiment, puisque la maison de la Radio s'intègre en bonne place dans son projet de développement de Paris (cf. Paris Majuscule). L'extension des villes est l'un de ses sujets d'étude favori et les bâtiments qu'il conçoit dans plusieurs villes de France sont parfois l'occasion pour lui d'y développer une réflexion à l'échelle urbaine : qu'il s'agisse par exemple de Grenoble (où il conçoit entre 1962 et 1965 la ZUP de Grenoble-Echirolles ainsi que le village olympique réalisé par Maurice Novarina) ou encore de Strasbourg (où il construit le siège du Conseil de l'Europe dans les années 1970). Il proposera, en 1988 la création d'un district fédéral européen.

Son intérêt pour la capitale l'amènera également à s'impliquer dans la création de l'Atelier parisien d'urbanisme (APUR), fondé en 1967. A ce titre, il contribua à la mise au point du schéma directeur d’urbanisme de la région parisienne conduit par l'Atelier et qui sera approuvé en 1977.

Les études approfondies que mène cet esprit rationnel sur certains programmes l'amène presque naturellement à élaborer quelques plans-type : ainsi en est-il des CHU de Caen, Grenoble et Tours, construits dans les années soixante, sur un même modèle (il est architecte conseil du ministère de la Santé).

Il participa également activement à la défense de sa profession : il est président de l'Académie d'architecture en 1965.

Elu membre de l'Institut de France (Académie des beaux-arts) en 1968, il en sera président de 1988 jusqu'à la fin de ses jours.

Contenu du fonds

Le fonds illustre de façon assez complète la carrière de l'architecte, malgré des lacunes documentaires importantes : les pièces écrites correspondant aux projets sont en effet quasiment absentes.

Y sont en revanche représentés de nombreux travaux d'école, réalisés sous la direction de Paul Bigot – ainsi que la plupart de ses grands projets, illustrés par de nombreux plans, dessins et photographies.

De nombreux documents relatifs à ses activités socioprofessionnelles attestent de l'intérêt de l'architecte pour l'avenir de son métier.

Enfin, les talents de dessinateur de l’architecte sont manifestes dans ce fonds.

Période couverte1932 à 1993
Importance matérielle3,45 ml de dossiers; 0,6 ml de rouleaux; 8 B4 et 33 doc. à plats.
Modalités d'entrée

Dépôt de l'Académie d'architecture en février 2000 (convention de dépôt du 7 mars 2001); complément apporté au fonds par la famille en février 2009 et août 2014.

Historique de la conservation

Fonds donné par l'architecte à l'Académie d'architecture avant 2000.

Complément 2009 donné par Gilles Bernard : la monographie que celui-ci à publié en hommage à son père en 1996 + qq photocopies d'articles (quelques photographies personnelles ont été prêtées pour numérisation).

Lieu(x) de conservationCentre d'archives de l'IFA
Conditions de reproduction

Pas de conditions particulières.

Mentions obligatoires en cas de reproduction

En cas de publication d'un document, les mentions obligatoires sont «Académie d'architecture/Cité de l'architecture et du patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle/ADAGP», éventuellement suivies de la mention de crédits figurant dans la légende du document (nom de photographe ou d'agence photographique). Le règlement de droits aux ayants droit du fonds et l'obtention de leur accord sont obligatoires pour toute publication (contacter le centre d'archives).

Traitement archivistique

État du traitement

Inventaire complet

Forme de l'instrument de rechercheRépertoire en base de données
Accessibilité

Oui

Conditions d'accès

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation du fonds.

Historique du traitement

Repérage Académie et par l'équipe du Centre à réception du fonds (rouleaux), 2001.

Inventaire détaillé et saisie en base de donnée : Vlada Filhon et Holy Raveloarisoa, mai-nov. 2009.

Auteurs principaux Vlada Filhon et Holy Raveloarisoa sous la direction de Sonia Gaubert
Chargé du suivi

Sonia Gaubert

Date de mise à jour2009-11-15
Organisation - Classement

La publication de l'inventaire de ce fonds n'en était qu'à l'étape de projet à l'Académie (catalogue des collections, vol. III) lorsqu'il a été déposé au Centre.

Le repérage existant était insuffisant et il est apparu nécessaire de procéder à un travail de classement plus détaillé qui a consisté à :

- regrouper les documents par projets, et en constituer des Dossiers reconditionnés par types et par formats de documents,

- ajouter un système de repérage physique à tous les Dossiers ainsi constitués,

- décrire les documents de façon synthétique;

- pointer les documents par rapport à au repérage pré-existant.

L'inventaire réalisé ici est de type méthodique (comme tout traitement pratiqué au Centre) et l'instrument de recherche est divisé en six chapitres.

Référencement:

Les documents eux-mêmes n’ont donc pas été cotés à l’Académie d'Architecture, lors du classement au Centre, deux systèmes de référence ont été ajoutés:

- des références "Dossier" sont constituées du numero du fonds (266 AA), suivi d'un numéro d'ordre;

- des "références Objet" (de type BERNA-F-52) permettant d’identifier et d'indexer de manière univoque les unités documentaires du fonds.

Cotation et conditionnement:

- 266 AA 1-16 : boîtes de documents écrits;

- 266 AA 50-56 : boîtes de photographies;

- 266 AA 70-77 : boîtes plates de documents graphiques et photographies;

- 266 AA 90 : carnet à dessins (album);

- 266 AA 100-126 : pochettes de documents graphiques (très grand format);

- 266 AA 200-244 : pochettes de documents graphiques (jusqu'à 125 cm);

- 266 AA 300-303 : boîtes rouleaux de documents graphiques.

Éliminations

Aucune élimination n'a été pratiquée.

Autres sources

Archives de même origine

Gilles Bernard (fils de l'architecte) détient quelques œuvres d'art réalisées par l'architecte : peintures, sculptures et dessins.

Autres sources d'archives

Archives nationales: fonds Henry Bernard, série 458 AP.

Archives départementales de la Loire: fonds Edouard Hur (74 J).

Cité de l'architecture et du patrimoine, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle: fonds des Dossiers d'œuvres de la direction de l'Architecture et de l'Urbanisme, 133 IFA, dossier DAU n° 17 (cotes: 133 IFA 31/8 et 255/1).

Château d'Amboise, service documentation : alexis feulvarch, documentaliste[mailto:alexis.feulvarch@hotmail.fr

Publications à partir du fonds

Texier (Simon), "Le Paris majuscule d'Henry Bernard" dans "Paris contemporain", Parigramme, 2005, p.164.

Autres références bibliographiques

Ecrits sur H. Bernard (les références bibliographiques concernant les projets de Bernard sont données en commentaire des fiches projets) :

- Ragon (Michel), Cimaise, n°56, 1961;

- "Hommage à Henry Bernard", Formes et structures n°4, 1994, pp. 12-13;

- Bernard (Gilles). "Henry Bernard, architecte - urbaniste". Paris: Art & Maitrise communication, 1996;

- Andreu (Paul), "Notice sur la vie et travaux de M. Henry Bernard (1912-1994)", Institut de France. Académie des Beaux-arts, séance du 22 oct. 1997.

Réf. bibliographiques concernant des projet non représentés dans le fonds (ou articles dont le sujet n'est pas identifié) :

- Lamarre (François), "Réunification et ouverture - Pologne 2005 Varsovie rue Piekna ambassade de France", Europ'A, n°6, oct. 2007, p. 56-59.

Concernant les écrits d'Henry Bernard, se reporter à la rubrique de l'inventaire ad-hoc (BERNA-A-8).

Haut de page Revenir en haut de la page

Sélection de documents appartenant au fonds En cas de reproduction