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Fiche descriptive

Fonds Laprade, Albert (1883-1978). 317 AA

Fiche descriptive d'une unité documentaire
EtiquetteContenu de champ

Présentation

Notice biographique

Albert Laprade est né à Buzançais (Indre) le 29 novembre 1883, et décédé à Paris le 9 mai 1978.

En 1900, il se prépare aux épreuves d’admission de l’École des beaux-arts, où il entre en 1903. Elève de son grand-oncle maternel Ernest Cléret et de Gaston Redon, il obtient son diplôme d’architecte en 1907. De 1910 à 1914, il travaille chez un oncle par alliance, René Sergent, auteur de nombreux châteaux et hôtels particuliers de style historiciste.

Mobilisé en 1914, il est détaché au Maroc en 1915 et employé au service des Plans de villes que dirige Henri Prost, où il participe à l’élaboration de plans pour les principales villes du Maroc, et notamment à la réalisation de la ville nouvelle indigène de Casablanca (1916).

Il rejoint Rabat en 1917 où il construit la Résidence générale (avec Laforgue). Excellent dessinateur et aquarelliste, Laprade relève les formes de l'architecture traditionnelle et développe son goût pour l'architecture des jardins. Il rencontre au Maroc plusieurs de ses futurs commanditaires privés: le compte de Fels, le prince de Beauvau-Craon, Lucien Vogel, le docteur Heitz-Boyer, le baron de Nanteuil, Paul Poiret, Matécoère, Jules Leleu, etc.

En 1920, Laprade rentre en France. Il devient membre fondateur du Groupement des architectes modernes en 1923. Il participe à l’Exposition des arts décoratifs (Studium Louvre, jardins des oiseaux et des nymphéas). Il s'associe en 1925 (et jusqu'en 1936-1940) avec Léon Bazin.

A l'exposition coloniale de Paris 1931, il construit, en collaboration avec Léon Jaussely et de nombreux artistes (notamment le sculpteur Alfred Janniot pour la façade), l'une de ses œuvres les plus importantes, le palais permanent des Colonies, à la porte Dorée.

Hésitant, comme beaucoup de ses contemporains, entre tradition et modernité, il prend le parti de dissocier nettement ces deux tendances en utilisant un style pittoresque dans certains projets, tels ses projets d'aménagement urbain (Gournay-en-Bray, 1942; centre ancien du Mans, etc.), et en réservant sa sensibilité moderne à des programmes commerciaux ou industriels (garage Citroën, rue Marbeuf, 1928; barrages de Génissiat sur le Rhône, 1939-1950; barrage de Roselend, à La Bâthie, 1954-1961; aménagement des usines Renault sur l'île Seguin à Boulogne-Billancourt, 1944-1951).

Nommé inspecteur général des beaux-arts en 1943, il multiplie, lors de visites d’inspection en France, les croquis de relevés, qu'il publie de 1942 à 1957.

En 1943, il est nommé architecte-coordinateur de la restauration du quartier Saint-Gervais (notamment l'îlot insalubre n° 16) à Paris.

Commandeur de la Légion d’honneur, il est élu le 25 juin 1958 membre de l’Académie des beaux-arts, qu’il préside en 1965. Il est élu membre de l’Académie royale de Belgique en 1963.

Contenu du fonds

Le fonds couvre une période allant de 1901 - alors qu'Albert Laprade se prépare aux épreuves d’admission à l’Ecole des beaux-arts - jusqu’à 1967, date à laquelle il étudie (pour lui-même ?), l'aménagement du quartier des Halles.

Son passage chez René Sergent n’est pas représenté dans le fonds.

Les projets de nouvelle ville, du parc Lyautey à Casablanca ainsi que celui de la Résidence générale de Rabat illustrent par contre le travail qu'il réalise au sein des Services des plans de villes.

C’est dans ces années passés au Maroc au contact du patrimoine d’architecture local que nous le voyons commencer à réunir des croquis de relevés de bâtiments et de jardins remarquables et exécuter dessins et aquarelles rendant des aspects du paysage urbain. Ces documents ont été mis en valeur dans l’inventaire par leur organisation dans un chapitre séparé.

La période allant de 1923 à 1930, est notamment illustrée par des projets de création et de restauration de jardins à Paris et en Province (plus d'une dizaine exécutés pour une clientèle privée), les jardins conçus, en association avec Léon Bazin, pour l’Exposition des arts décoratifs de Paris de 1925, le garage de la rue Marbeuf, (Paris 8e) et la maison de santé Lyautey (Paris 16e).

Le Palais de la France d’Outre-mer à Paris, le pavillon de l’Irak et la Colonne de la paix, place du Trocadéro sont aussi représentés dans le fonds. Par contre, il n’existe aucun document concernant les pavillons du Maroc et de la Tunisie, à l'Exposition coloniale de 1931.

Après la guerre, on trouve quelques photographies de projets illustrant:

- les interventions que Laprade en tant qu’urbaniste (aménagement de l’îlot 16 à Paris, aménagement du centre de Gournay-en-Bray en Seine-Maritime et aménagement de la vieille ville du Mans),

- les cités administratives du Nord à Lille, et de la Ville de Paris bd. Morland ainsi que la Centrale électrique Léon-Perrier à Génissiat (Ain).

L’œuvre dessinée de Laprade occupe une place importante dans le fonds. Presque 3500 croquis concernant toutes les régions de France aussi bien que l’Italie, la Turquie et la Grèce et d’autres pays d’Europe et d’Afrique du Nord y sont réunis (un certain nombre de ces croquis ont été publiés sous forme de 8 vol. présentés par région, par l’éditeur Vincent Fréal et Cie de 1942 à 1967). Ces documents ont été pour la plupart réunis en classeurs pour en faciliter la consultation.

Période couverte1901-1967
Importance matérielle1 ml de boîtes d'archives (écrits et croquis); 9 classeurs (croquis); 2 tiroirs de meuble à plans; 3 boîtes plates (photographies).
Modalités d'entrée

Dépôt de l'Académie d'architecture en février 2000 (convention de dépôt du 7 mars 2001).

Historique de la conservation

Dons successifs d'Arlette Barré-Laprade, fille de l'architecte, à l'Académie d'architecture, en 1981, 1983, 1987 et 1994.

Lieu(x) de conservationCentre d'archives de l'IFA
Conditions de reproduction

Pas de conditions particulières.

Mentions obligatoires en cas de reproduction

En cas de publication d'un document, les mentions obligatoires sont «Académie d'architecture/Cité de l'architecture et du patrimoine/Archives d'architecture du XXe siècle/ADAGP», éventuellement suivies de la mention de crédits figurant dans la légende du document (nom de photographe ou d'agence photographique). Le règlement de droits aux ayants droit du fonds et l'obtention de leur accord sont obligatoires pour toute publication (contacter le centre d'archives).

Traitement archivistique

État du traitement

Inventaire complet

Forme de l'instrument de rechercheRépertoire en base de données
Accessibilité

Oui

Conditions d'accès

Il n'y a pas de restriction juridique à la consultation du fonds.

Historique du traitement

Inventaire version IFA et saisie base de données : Marcos Carvalho-Canto et Holy Raveloarisoa, juillet 2002.

Auteurs principaux Marcos Carvalho-Canto et Holy Raveloarisoa sous la direction de Sonia Gaubert
Chargé du suivi

Sonia Gaubert

Date de mise à jour2002-07-15
Organisation - Classement

Le classement du fonds est commencé à l’Académie d’architecture par des chercheurs sous la coordination de Claudine de Vaulchier et Pieter Uyttenhove.

Le résultat de ce travail est publié en 1997, dans "Académie d’architecture: catalogue des collections: Volume II: 1890-1970", pp. 194-245.

En 2001, le fonds est déposé à l’IFA, où il a été reconditionné et coté selon les méthodes en usage au Centre, afin d’en permettre la gestion et de pouvoir en intégrer l’inventaire dans la base de données Archivecture.

On s’est employé, autant qu’il était possible de le faire, à :

-regrouper les documents par projets, et en constituer des "Dossiers" reconditionnés par types et par formats de documents. En ce qui concerne les "Croquis de voyage", classés dans les albums, l’organisation du classement se fait en deux temps. Pour mieux gérer les documents dans la base, nous avons adopté le classement dans la phase par région et par ordre alphabétique de commune, mais physiquement les documents sont classés par ordre alphabétique de ville,

- ajouter un système de repérage physique à tous les Dossiers ainsi constitués,

- décrire les documents de façon synthétique en spécifiant leurs cotes d’origine dans le corps de la description des dossiers (abréviation les introduisant: "cote AA"),

- pointer les documents par rapport à l’inventaire originel. Les absences sont signalées dans le corps de l’inventaire et une liste récapitulative des documents manquants (consultable en annexe) a été constituée.

Pour mémoire, le système de cotation de l’Académie d’architecture est constitué :

. des initiales du nom de l’architecte (ici : AL),

. d’une abréviation désignant le type de document (DES, pour dessin ; PHO, pour photographies ; ARC, pour archives écrites ou imprimées),

. d’un numéro - « d’inventaire » - identifiant l’unité documentaire (il existe un numéro par notice mais ce numéro ne se confonds pas avec celui de la notice en question). Suit enfin un numéro - parfois composé de deux séquences (pour distinguer sans doute des sous-ensembles cohérents de documents) - identifiant les documents à la pièce. Dans le cas Laprade, cette identification à la pièce n’a pas été portée sur chaque document, ainsi, pour les documents manquants, nous ne pouvons pas établir avec exactitude leur identité..

Si les documents eux-mêmes n’ont pas été recotés à l’Ifa (les "cotes AA" peuvent donc, la plupart du temps, toujours servir à désigner des document précis…), ont par contre été ajoutés, les deux systèmes de référence actuellement en usage au Centre :

- cotation physique par "Dossiers" (de type 317 AA…),

- références "Objet" (de type LAPRA/C/16/1 permettant d’identifier, indexer, informer - de manière univoque - les unités documentaires du fonds, que celles-ci soient de types "projets" ou "pièces personnelles").

Cotation et conditionnement :

- 317 AA 01-05 : boîtes de doc. (jusqu'à 26 x 37 cm) (piéces écrites et doc. graphiques);

- 317 AA 10 : boîte de doc. (jusqu'à 26 x 37 cm) (photographies);

- 317 AA 20-22 : boîtes de doc. (jusqu'à 55 x 65 cm) (doc. graphiques);

- 317 AA 30-38 : classeurs (doc. graphiques);

- 317 AA 50-59 : pochettes de doc. (jusqu'à 90 x 125 cm) (doc. graphiques).

Éliminations

Aucune élimination n'a été pratiquée dans ce fonds.

Autres sources

Archives de même origine

Archives nationales, Paris: fonds Albert Laprade, 403 AP.

Autres sources d'archives

Cité de l'architecture et du patrimoine, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle:

- fonds Léon Bazin, 263 AA;

- fonds Léon Jaussely, 312 AA;

- fonds Joseph Bukiet, 274 AA.

Publications à partir du fonds

Académie d'architecture: catalogue des collections, vol. II: 1890-1970, pp. 195-246.

"Architectures de la Méditerranée à travers les croquis d’Albert Laprade". Paris, 1980.

"Patrimoines partagés: architectes français au Sud et à l’Est de la Méditerranée: guide de recherches dans les archives de l’Ifa", Colonnes, n°21, fév. 2003.

Culot (Maurice), Lambrichs (Anne), Delaunay (Dominique). "Albert Laprade, architecte, jardinier, urbaniste, dessinateur, serviteur du patrimoine". Paris : Norma/CAPA, 2007. 399 p., ill. noir et coul.

Autres références bibliographiques

Voir la bibliographie présentée dans la notice biographique de Mathilde Dion (fichier pdf associé au fonds 403 AP).

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Sélection de documents appartenant au fonds En cas de reproduction